Les après midi d’été, j’allais nager dans la Washita. Le courant était lent. L’eau brune et tiède semblait immobile. C’était un lieu secret. Là, dans l’ombre profonde, entouré de la végétation denses des rives qui s’avançait au-dessus des eaux, alors que mon esprit se laissait porter sur les ailes d’une libellule ou suivait fasciné, le mouvement léger d’un gerris, les immenses terres s’étendant au-delà étaient impossibles à imaginer. Mais elles étaient là, à un jet de pierre. Un jour, juché sur une grosse branche, je vis mon reflet dans l’eau brune. Puis une grenouille sauta de la berge et brisa l’image.

N.Scott Nomaday – Le Chemin de la Montagne de Pluie

Ne gâchez jamais une matinée de Printemps – Eric

Tu avais perdu le goût de l’eau
Et moi celui de la conquête (Jacques Brel / La chanson des vieux amants)

Le présent (et non pas l’avenir) appartient à celui qui se lève tôt – Sagesse populaire

Vita fugit Sciut umbra / La vie s’enfuit comme une ombre – cadran solaire Les Cours

 The mountains are calling and I must go – John Muir

J’ai jeté cette toute petite chose qu’on appelle « moi » et je suis devenu le monde immense  – Musô Soseki

Seules les traces font rêver  – René Char